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Projet Grand Mère

Présentation

Qu’est-ce que défier les lois de l’équilibre et de la gravité quand les articulations rouillent et le muscle fond ? Comment s’abandonner, quand le corps désapprend à force de ne plus se risquer ?

Qu’est-ce que prendre en charge, qu’est-ce que prendre soin ? Porter, c’est prendre soin ? Y-a-t-il une tentation de contrôle ? Faut-il multiplier les saltos pour faire cirque ? Se tenir sur un pied, c’est voltiger quand on a bien 4×20 ans ?

A chaque nouvelle escale, Alexandre Fray entraine de nouvelles « grands-mères » dans des duos de fragile voltige, et explore nos relations de confiance et de dépendance, repoussant obstinément les possibles du corps.

Une ode au pas dans le vide, à partir de ces moments extraordinaires, où des femmes ayant l’âge d’être grand-mères acceptent pour la première fois d’être décollées du sol.

Considéré comme un projet perméable, la porte reste ouverte à d’autres propositions artistiques donnant à voir à leur manière cette relation, et enrichissant d’autant l’aventure (réalisation d’un court métrage, performances en espace public, notamment).

Plus d’infos

Grand mère © Florence Joubert

Grand mère © Miriam Kooyman

Note d'intention

« J’avais pourtant des rêves, maman » n’est pas simplement un projet de spectacle.

Il s’agit d’abord de multiplier les rencontres, les manières d’appréhender l’autre, dans la diversité de son âge et de sa culture. Tout mon travail de porteur acrobatique et d’artiste est orienté vers cette rencontre avec l’autre, dans la mise en lumière de ce qui fait la spécificité et la beauté d’une relation toujours particulière.

Mais cette fois ci, il ne s’agit plus en face de moi d’un partenaire circassien, du voltigeur avec qui je travaille habituellement, mais de personnes n’ayant a priori rien à voir avec le milieu du spectacle. Dans la naissance de ces rencontres, il ne peut s’agir d’être pressé, et je ne veux absolument pas précipiter le cours des choses.
Ce que je cherche, c’est rencontrer des personnes d’horizons divers, des enfants, des adultes et particulièrement des personnes âgées. Prendre le temps de cette rencontre, se raconter, s’écouter beaucoup, créer le climat propice à une mise en confiance, à un rapprochement, pour pouvoir ensuite évoluer vers un travail physique.
Il est hors de question de brusquer le contact. Il s’agit d’une recherche d’intimité, empreinte de beaucoup de délicatesse. On n’en arrive pas soudainement à porter un inconnu, à s’abandonner dans les bras de quelqu’un sans cette attention particulière.

Je souhaite amener ces personnes rencontrées vers un univers du porté qui m’est propre, où prime l’intimité, la relation à l’autre. Aller le plus loin possible, tranquillement, avec chacun, dans le respect de ses peurs, de ses envies… Voir ce qui se trame dans ses moments extraordinaires où l’on accepte pour la première fois d’être décollé du sol. Etre attentif à l’émotion qui se dégage lors de ce travail.
De ces délicates expériences, je souhaite garder et offrir un maximum de traces, des enregistrements de voix, des photos, filmer certains passages, écrire beaucoup.

Des traces pour faire exister l’instant, le pérenniser, le rendre visible. Des traces comme future matière de ce projet. L’écriture d’une pièce dont les rôles sont repris par les personnes rencontrées localement lors d’un travail préalable.
Là aussi, il faut chaque fois être extrêmement vigilant, veiller à ce que la, les personnes se sentent bien, en confiance. Ne rien forcer, et être entièrement à l’écoute, dans la préparation et dans l’instant. Vivre intensément le moment. Tout se passe dans l’attention à l’autre. »

Alexandre Fray

Equipe et partenaires

 

Direction artistique : Alexandre Fray
Par et avec : Alexandre Fray, Miriam Kooyman, Cathy Blisson
Regard extérieur, mise en espace: Christophe Bergon
Image : Karim Zeriahen

Production : Un loup pour l’Homme

Partenaires coproduction et résidences :

CYCLE 1 – Théâtre d’Arles – scène conventionnée pour les nouvelles écritures, Houdremont scène conventionnée – La Courneuve (93), Le Manège Scène nationale de Reims, CG92/Théâtre Firmin Gémier La Piscine Antony, Le Sirque Pôle National des Arts du cirque de Nexon

CYCLE 2 – Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Pôle national des arts du cirque – Normandie (76), Lavrar o Mar, Aljezur (Portugal), Ay Roop Scène de territoire pour les arts de la piste (Rennes – 35), La Faïencerie Scène conventionnée d’Intérêt National Art en Territoire (Creil – 60).

Résidences-création

Arras (62) Projet Grand Mère 25/06/2021

19h

Théâtre d’Arras (salle à l’italienne) – TANDEM Scène Nationale

http://www.tandem-arrasdouai.eu/fr/un-loup-pour-lhomme

Lausanne (CH) Projet Grand mère - promenade portée 06-11/07/2021

Dans le cadre du Festival de la Cité de Lausanne (CH), des promenades portées seront réalisées dans l’espace public.

Projet Grand mère

Creil (60) Première - Projet Grand mère 21/05/2021

19h

Présentation à la Faïencerie de Creil (60)

Rennes (35) Résidence Projet Grand Mère 7-24/04/2021

Résidence Projet Grand-mère

avec AY ROOP, Rennes

Aljezur (PT) Reporté - Résidence Grand-mère 22-31/3/2021

Résidence Projet Grand mère

PREMIERES de l’installation performative participative le mercredi 31 mars 2021

Avec Lavrar o Mar, Aljezur et Monchique, Portugal

Creil (60) Résidence Projet Grand mère 04-15/01/2021

Résidence du Projet Grand mère à La Faïencerie de Creil (60)

Restitution d’une installation performative participative reportée au mois de mai

Rennes (35) Reporté - Résidence Projet Grand-mère 27/10-14/11/2020

Résidence du Projet Grand mère avec Ay Roop, Rennes (35)

Reportée au printemps 2021 / Informations à venir

Lausanne (CH) ANNULE - Projet Grand Mère 5-11/07/2020

Résidence Grand-mère au festival de La cité à Lausanne (CH)

donnant lieu à deux avant-premières les 10 et 11 juillet 2020.

+ de dates